Franz Cumont

Il vaut mieux s'exposer [aux critiques] que de ressembler au dragon de la fable dans l'antre où il garde jalousement un trésor stérile. L'essentiel est de mettre à la disposition commune des travailleurs les matériaux qu'ils feront entrer dans leurs constructions futures.
(F. Cumont, Fouilles de Doura-Europos, Paris, 1926, p. vii.)

Franz Cumont et l'Academia Belgica

Savant de renommée internationale, célèbre pour ses travaux sur Mithra et la diffusion des religions orientales dans l’Empire romain, Franz Cumont (1868-1947) œuvra activement à la création de l’Academia Belgica dont il fut le premier Président du Conseil d’Administration, de mai 1939 – date de la fondation de l’Academia – à 1947, année de son décès.

Témoignage de son attachement à l’Academia Belgica, Franz Cumont lui légua en 1947 sa très riche bibliothèque personnelle, contenant plus de 15.000 volumes et tirés-à-part, parmi lesquels toute sa production scientifique, en particulier des ouvrages annotés de sa main.

À cet ensemble furent jointes par testament ses archives; sa correspondance, comprenant plus de 12.000 lettres écrites à son attention, ont été mises en dépôt à l'Academia Belgica par les héritiers.

 

Dépouillement, étude et valorisation du Fonds Franz Cumont

L’Academia Belgica n’a eu de cesse de valoriser l’héritage intellectuel de Franz Cumont et le patrimoine exceptionnel du savant qui lui a été légué. Toutes ces traces dont l’Academia est désormais dépositaire révèlent la manière dont Cumont a organisé sa pensée, conservé la mémoire de ses activités, entretenu un réseau de collaborations et d’échanges... Les archives jettent aussi un regard singulier sur une époque riche mais tumultueuse : ouverture de chantiers archéologiques fondamentaux, comme celui de l’Ara Pacis à Rome, découverte de sites et de témoignages inattendus, tel que la synagogue de Doura-Europos en Syrie, mais aussi le colonialisme, la montée du fascisme en Italie, les deux guerres mondiales, etc.

Il y a une vingtaine d’années, l’Academia Belgica a ainsi entamé un vaste projet de recherche ayant pour objectif le dépouillement et la mise en ligne systématiques, sous la forme d’une base de données, de l’ensemble des archives et de la correspondance de Franz Cumont en sa possession. Ce projet, de longue haleine, est toujours en cours.

Parallèlement, l’Academia Belgica dirige et soutient la réédition complète et critique des œuvres de Franz Cumont (voir Bibliotheca Cumontiana)

Enfin, pour valoriser les résultats, l’Academia Belgica organise en collaboration avec d’autres institutions académiques, des colloques sur la personnalité scientifique et l’importance des travaux de Franz Cumont.

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I fiamminghi e l'Italia

Depuis la fondation de l'Academia Belgica en 1939, la présence à Rome de fiamminghi (c’est-à-dire de citoyen.ne.s des anciens des Pays-Bas ou de la principauté de Liège), en particulier sur le plan artistique, constitue un thème de recherche central de l’institut. Les publications de P. Liebaert, D. Coekelberghs, D. Bodard et N. Dacos, entre autres, en sont une belle illustration. Les travaux de G. Hoogewerff, ancien directeur de l'Institut néerlandais de Rome, constituent une autre contribution fondamentale au thème. Enfin, les récentes publications de G. Sapori, L. Lorizzo, M. Berti et E. Corswarem témoignent d’un regain d'intérêt pour le milieu artistique flamand à Rome.

Ce regain d’intérêt s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit se développer les dernières années toujours davantage de recherches sur la présence étrangère dans la Ville Éternelle. Citons, par exemple, les recherches sur les forestieri dirigées par S. Cabibbo, celles sur les confréries étrangères conduites entre autres par A. Virot, ou le programme de recherche sur la nation allemande à Rome placé sous la direction de S. Kubersky-Piredda.

Une étude systématique et diachronique sur la présence des artistes flamands à Rome manque cependant toujours.

C’est pourquoi, l’Academia Belgica continue à stimuler les recherches ayant I fiamminghi e l'Italia pour thème ou portant, de manière plus générale, sur les relations entre les Pays-Bas méridionaux et la péninsule.

De 2014 à 2020, grâce au financement du Fonds Baillet Latour, l’Academia Belgica a encouragé plusieurs activités visant à cartographier la présence des fiamminghi dans la péninsule italienne au travers des témoignages artistiques conservés dans les bibliothèques et fonds d’archives italiens et belges (rapports d’activité).

Early Modern Prints from the Low Countries in Italian Collections

Avec la collaboration de plusieurs partenaires italiens et étrangers, elle a notamment développé un projet de recherche portant sur l'identification et le catalogage on-line des gravures des anciens Pays-Bas conservées dans les collections publiques italiennes, romaines en particulier. Ce projet, encadré par un comité scientifique international composé de spécialistes dans le domaine, a été mené à bien jusqu’en 2020 avec l’aide de chercheur.se.s-boursier.ière.s financé.e.s par le Fonds Baillet Latour, qui ont identifié les estampes, récolté et implémenté les données sous la supervision de coordinateur.trice.s. Actuellement, quatre bibliothèques romaines ont été dépouillées : la Biblioteca Apostolica Vaticana, la Biblioteca Angelica, la Biblioteca Casanatense et la Biblioteca Corsiniana.

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L’édifice et le mobilier d’origine de l’Academia Belgica. Un témoignage unique d'une collaboration italo-belge à l'étude

L'édifice de l’Academia Belgica, joyau d’architecture à la fois moderniste et art déco, fut bâti entre 1937 et 1939 par l'Italien Gino Cipriani (1890-1972) et le Bruxellois Jean Hendrickx-Van den Bosch (1890-1961), qui en ont aussi dessiné les meubles d’origine, en grande partie préservés. Si Gino Cipriani est relativement connu en Italie, le Bruxellois Jean Hendrickx-Van den Bosch est aujourd'hui tombé dans l'oubli. Pourtant, il est l'architecte à Bruxelles de la Gare du Nord (d’après le projet de P. et J. Saintenoy) et de plusieurs immeubles de bureaux, par exemple celui de la société Électrolux.

Malgré le caractère unique et la valeur patrimoniale indéniable de l’édifice et du mobilier d’origine de l’Academia Belgica, ceux-ci n’ont à ce jour jamais fait l’objet d’une étude approfondie. C’est pourquoi, un projet de recherche pluriannuel a été lancé, visant à étudier les différentes phases de réalisation du bâtiment et du mobilier original, à contextualiser les styles retenus et à en évaluer les enjeux dans le contexte particulier des relations italo-belges de l’avant-guerre. Le projet prévoit aussi d’inventorier les meubles et d’établir des fiches détaillées sur leur état de conversation, en vue d’une restauration future de plusieurs d’entre eux. S’agissant de meubles toujours en fonction (notamment dans les chambres des résident.e.s), leur remise en état, devenue pour certains indispensable, nécessite en effet une étude et une réflexion particulières en amont.

Pour mener le projet à bien, l’Academia Belgica peut s’appuyer sur plusieurs partenaires. Elle s’est notamment associée au groupe de recherche Architecture, Interiority, Inhabitation du Département d’Architecture de la KU Leuven, dont l’un des projets consiste à étudier comment, depuis sa création, la Belgique s'est profilée à l’étranger au travers de l'architecture et de la décoration intérieure de ses ambassades (promoteurs : Prof. Dr. Anne-Françoise Morel et Prof. Dr. Fredie Floré).

L'étude repose partiellement sur le dépouillement systématique des archives historiques de l'Academia Belgica à Rome, qui conservent les planches, dessins et croquis originaux de l'édifice (plans, élévations des façades, détails architectoniques, etc.) et de son aménagement intérieur, aussi bien des salles d’apparat (dessins originaux pour les étagères, portes, tables, bureaux, lampes de la bibliothèque, etc.) que des chambres des résidents-chercheurs et artistes (dessins originaux pour les chaises, garde-robes, commodes, etc.). Les archives comprennent aussi les modèles et les échantillons fournis par les fabricants pour certains meubles et accessoires (volets, poignées, lavabos, etc.) ainsi que toute la documentation administrative liée à l'exécution du projet architectural et mobilier.

Grâce au généreux soutien du Fonds René et Karin Jonckheere, géré par la Fondation Roi Baudouin, ces documents, totalement inédits, ont été photographiés et numérisés, en vue de leur inventorisation complète et de la création d'une base de données, accessible au public, consacrée à la villa de l'Academia Belgica. Parallèlement des mesures seront prises pour la conservation optimale des pièces.

Afin de mener à bien ce projet, l'Academia Belgica peut compter sur la collaboration de l'Institut royal du Patrimoine Artistique (IRPA), qui dispose des connaissances techniques et du matériel adéquats pour les prises photographiques des planches de grand format. Cette coopération est d'autant plus précieuse que les clichés serviront aussi à alimenter la photothèque de cet institut, qui a dans ses missions premières l’inventorisation photographique du patrimoine culturel belge, auquel les plans et dessins de l'édifice de l'Academia Belgica appartiennent indéniablement.

Les résultats des recherches ont fait l’objet d’un ouvrage consacré à l'histoire de l'Academia Belgica tant du point de vue institutionnel que du point de vue patrimonial. L’Academia Belgica a également consacré une exposition sur l'argument durant l'automne 2023.

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Projets de recherche – Archives

Cultures du spectacle baroque entre Italie et anciens Pays-Bas (2010-2013)

Le projet scientifique fédéral Cultures du spectacle baroque entre Italie et anciens Pays-Bas, d’une durée de trois ans, avait pour ambition, à partir de l’examen du caractère multi-médiatique de la fête baroque, d’en étudier les divers facteurs (techniques, économiques, artistiques, politiques et religieux) en vue d’aboutir à une analyse culturelle du début de la période moderne. Le point de départ de cette analyse consiste en l’étude des célébrations religieuses pour mettre en évidence le lien entre Rome et les Pays-Bas catholiques. Le projet fut financé par la Politique scientifique fédérale belge sous les auspices de l'Academia Belgica, de l'Institut Historique Belge de Rome et de la Fondation Nationale Princesse Marie-José.

Le projet prévoyait un riche programme d’activités à Rome et en Belgique. Parmi les publications les plus récentes :

Cultures du spectacle baroque. Cadres, expériences et représentations des solennités religieuses entre Italie et anciens Pays-Bas
Éd. R. Dekoninck, M. Delbeke, A. Delfosse, C. Heering, K. Vermeir, IHBR, Artes, 10, Brepols Publishers, 2019. 364 p. : ISBN : 978-90-74461-93-1.
Le présent volume rassemble une série d’études qui ont été menées et/ou présentées dans le cadre du programme de recherche Cultures du Spectacle Baroque entre Italie et anciens Pays-Bas. Il se donne pour ambition de renouveler l’analyse historique et théorique des solennités spectaculaires en s’intéressant tout particulièrement aux effets produits par les dispositifs déployés lors de ce type de manifestations. Par ailleurs, soucieux d’élargir le champ déjà bien exploré des rituels civiques ou monarchiques, il porte essentiellement l’accent sur les solennités religieuses. Tout en tenant compte de la circulation à l’échelle européenne et même mondiale des modèles festifs, il veille également à privilégier la comparaison entre deux espaces culturels, les anciens Pays-Bas et l’Italie, qui, bien qu’ils développent des cultures festives propres ancrées dans des traditions locales, n’entretiennent pas moins des échanges qui s’accélèrent à partir du XVIe siècle. Il ne s’agit cependant moins d’envisager les traces de ces influences que de mieux comprendre la façon dont ces deux cultures ont pu construire, indépendamment l’une de l’autre et/ou au contact l’une avec l’autre, de mêmes conceptions de l’expérience festive, au-delà de la différence des moyens mis en œuvre.

Franz Cumont (1868-1947)

Historien, épigraphiste, archéologue et numismate, Franz Cumont, né à Alost le 3 janvier 1868, n’est autre, selon la Professeure Corinne Bonnet, que l’alter ego du célèbre historien belge Henri Pirenne, autre personnalité qui soutint l’Academia Belgica. Cumont maîtrisait tout le champ de l’Antiquité et s’était initié au syriaque, à l’hébreu, au sanscrit…

Après des études secondaires à l’Athénée royal de Bruxelles, Franz Cumont obtient son diplôme en philosophie et lettres à l’Université de Gand en 1887, puis complète ses études à Bonn, Berlin, Vienne et Paris.

En 1892, à l’âge de 24 ans, il est nommé professeur à l’Université de Gand et devient rapidement conservateur adjoint aux Musées royaux d’Art et d’Histoire (Musée du Cinquantenaire). Il est fréquemment invité par le prestigieux Collège de France et l’Université d’Oxford. Ses recherches concernent les textes et monuments du culte de Mithra (un dieu présenté comme oriental et vénéré principalement à l’époque romaine, dont on retrouve des témoignages dans tout l’Empire). En 1906, il publie « Les religions orientales et le paganisme romain », une synthèse considérée aujourd’hui encore comme une référence historiographique majeure.

L’ouvrage connaît un immense succès. Franz Cumont fait œuvre de pionnier : concevant le christianisme dans une perspective historique, il montre que les cultes étrangers qui se répandent dans l’Empire romain ont introduit de nouvelles formes d’adhésion religieuse et ont préparé la voie du christianisme. Le Ministère responsables des Universités s’en offusque et le célèbre historien se retrouve en butte à l’hostilité du tout puissant parti catholique. Et quand le ministre de l’époque refuse – contre l’avis de la Faculté gantoise – de lui confier un cours d’histoire romaine, Cumont démissionne et quitte Gand, bientôt la Belgique.

De 1914 à sa mort en 1947, grâce à une fortune familiale, il vivra de rentes, entre Rome et Paris où habite son frère. Cumont décide alors de se consacrer uniquement à la recherche et donne des conférences à travers le monde. C’est aussi un grand connaisseur de l’Anatolie et de la Syrie qu’il sillonne à la recherche d’inscriptions et de sites. Son nom est intimement lié aux fouilles de Doura-Europos et d’Apamée. En tout, il publiera environ mille titres (livres et articles) relatifs aux religions dites orientales, à l’astrologie, à l’histoire des sciences. Il coordonna par ailleurs un catalogue des manuscrits astrologiques grecs (auquel les Professeurs Delatte, père et fils, de l’ULg, collaborèrent).

Fervent partisan de l’Academia Belgica dès sa conception, il devient le premier Président de son Conseil d’Administration, de 1939 et à 1947, année de sa mort.

Archieven en correspondentie

Les archives et la correspondance passive de Franz Cumont conservées à l’Academia Belgica comptabilisent près de 17.000 pièces couvrant une période allant de 1885 à 1947 et témoignent du parcours scientifique hors du commun du savant dans l’Europe de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Elles comprennent:

  • Plus de 12.000 lettres, rédigées principalement en français, en allemand, en anglais et en italien, et adressées à Franz Cumont par d’illustres savants tels que Jérôme Carcopino, Theodor Mommsen, Salomon Reinach ou Georg Wissowa, et diverses personnalités belges, dont Eugène Goblet d’Alviella et Raoul Warocqué. Cette correspondance a été entièrement dépouillée et numérisée (lien vers la base de donnée, qui est aussi reprise sous la rubrique bibliothèque).
  • Des manuscrits de cours suivis par Franz Cumont en Belgique et en Allemagne
  • Des manuscrits, en partie inédits, d'articles et de livres rédigés par Franz Cumont ainsi que des notes préparatoires à ses publications
  • Des descriptions bibliographiques
  • Divers documents sur ses activités scientifiques et académiques
  • Des carnets de voyage en Orient (Turquie en 1900 et Syrie en 1907), accompagnés de nombreuses photographies et d’une centaine de diapositives
  • Un journal manuscrit, inédit, du début de la Première Guerre mondiale en Belgique
  • Plus de 350 photos de sites et de monuments (certains encore non-identifiés)

Bibliotheca Cumontiana

L'Academia Belgica dirige et soutient la réédition complète des œuvres de Franz Cumont. Dans plusieurs domaines, les travaux du chercheur ont été fondateurs et restent essentiels. Sa pensée représente un moment historiographique significatif, sans cesse sollicité par le progrès des connaissances et l’évolution des questionnements. C’est pourquoi une réédition des œuvres de Cumont s’inscrit non seulement dans l’historiographie mais aussi dans l’actualité des disciplines historiques et philologiques.

Le projet éditorial de la Bibliotheca Cumontiana comprend les collections Scripta Maiora, consacrée à la réédition critique des œuvres majeures de Franz Cumont, et Scripta Minora, réservée à celle, thématique, de ses articles. Les deux collections sollicitent la collaboration des meilleur.e.s chercheur.se.s dans leur domaine et sont dirigées par un comité scientifique composé de professeur.e.s provenant d’universités et de centres de recherche parmi les plus importants en Europe.

SCRIPTA MAIORA

Les Scripta Maiora sont réservés à la réédition des œuvres majeures de Franz Cumont. Chaque volume réédité est enrichi d’une introduction sur la genèse de l’œuvre, ses sources, ses méthodes, ses questionnements et sa réception, rédigée par des spécialistes du domaine de recherche concerné.

Depuis 2017, les ouvrages de Franz Cumont sont tombés dans le domaine public. C’est pourquoi, il a été décidé de proposer en accès libre, par le biais du site Internet de l’Academia Belgica, les livres qui n’ont pas encore fait l’objet d’une réédition dans la collection. Les introductions respectives à ces ouvrages seront regroupées dans deux volumes à paraître :

1/ Introductions à Studia Pontica 1-3, Bruxelles 1903-1910 - Études syriennes, Paris 1917 - Fouilles de Doura-Europos 1922-1923, Paris 1926
2/ Introductions à After life in Roman Paganism, New Haven 1922 - L'Égypte des astrologues, Bruxelles 1937- Les Mages hellénisés, Zoroastre, Ostanès et Hystaspe, d'après le tradition grecque (avec J. Bidez), Paris 1938

Volumes déjà parus:

Les religions orientales dans le paganisme romain, Paris 1929 (4e éd.)

Éd. C. Bonnet (Toulouse) et F. Van Haeperen (Louvain), avec la collaboration de B. Toune.
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Maiora, 1, Torino, Nino Aragno, 2006, LXXVI, 406 p. : ill, ISBN : 978-88-8419-289-9.

Lux Perpetua, Paris 1949

Éd. A. Motte (Liège) et B. Rochette (Liège), avec la collaboration de B. Toune.
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Maiora, 2, Torino, Nino Aragno, 2010, CXLVIII, 594 p. : ill, ISBN : 978-88-8419-423-7.

Les Mystères de Mithra, Bruxelles 1913 (3. ed.)

Éd. N. Belayche (Paris, EPHE) et A. Mastrocinque (Vérone), avec la collaboration de D. Bonanno.
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Maiora, 3, Torino, Nino Aragno, 2013. XC, 258 p. : ill, ISBN : 978-88-8419-610-1.

Recherches sur le symbolisme funéraire des Romains, Paris 1942

Éd. J. et J.Ch. Balty avec la collaboration de Ch. Bossu.
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Maiora, 4, Brepols Publishers, 2015. CLXVI, 548 p. : ill, ISBN : 978-90-74461-78-8.

Comment la Belgique fut romanisée. Essai historique, Bruxelles 1914

Éd. X. Deru (Lille) et G. Leman-Delerive (CNRS, Lille)
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Maiora, 4, Brepols Publishers, 2017. CLXVI, 548 p. : ill, ISBN : 978-90-74461-86-3.

 

SCRIPTA MINORA

Les Scripta Minora sont réservés à la réédition des articles de Franz Cumont. Chaque volume regroupe plusieurs articles par thème et est enrichi d’une introduction, rédigée par des spécialistes du domaine de recherche concerné et dont l’objectif consiste à contextualiser les écrits de Cumont.

Volumes parus:

Astrologie

Éd. B. Bakhouche (Montpellier) et D. Praet (Gent) avec la collaboration d'A. Lannoy et d'E. Scheerlinck Bibliotheca Cumontiana, Scripta Minora, 4, Brepols Publishers, 2015. LVII, 416 p. : ISBN : 978-90-74461-79-5.0.

Manichéisme

Éd. M. Tardieu (Collège de France) et D. Praet (Gent) avec la collaboration d'A. Lannoy et d'A. Di Rienzo
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Minora, 6, Brepols Publishers, 2017. XLIII, 209 p. : ISBN : 978-90-74461-87-0.

Doura-Europos

Éd. T. Kaizer (Durham), D. Praet (Gent) et A. Lannoy (Gent)
Bibliotheca Cumontiana, Scripta Minora, 7, Brepols Publishers, 2020. XCVVIII, 470 p. : ISBN : 978-94-92771-38-4.

Volumes à paraître:

Philosophie
Éd. D. Praet (Gent) et A. Lannoy (Gent)

Religions orientales et Cultes à Mystères
Éd. C. Bonnet (Toulouse), V. Pirenne-Delforge (Liège) et D. Praet (Gent)

Religions orientales et la transformation du paganisme
Éd. C. Bonnet (Toulouse), V. Pirenne-Delforge (Liège) et D. Praet (Gent)

Christianisme et Judaïsme
Éd. K. Demoen (Gent), A. Lannoy (Gent) et D. Praet (Gent)

Colloques

  • En novembre 2006, un colloque international consacré aux “Religions orientales dans le monde grec et romain : cent ans après Cumont (1906-2006)” et organisé à l’Academia Belgica se pencha sur les liens féconds et problématiques entre les recherches contemporaines et les catégories héritées du passé, en particulier des travaux de Cumont.
  • Pour les 75e anniversaire du décès de Franz Cumont en 2022, l’Academia Belgica prévoit l’organisation à Rome d’un colloque international consacré aux « traces » que le savant a laissé de son activité intellectuelle et au regard que le monde de la recherche portait alors sur les objets de ses études.

Le Fonds Baillet Latour

Le Fonds Baillet Latour, créé en 1974 par le Comte Alfred de Baillet Latour, administrateur des Brasseries Artois de 1947 à 1980, a pour objectif d’encourager des prestations à haute valeur humaine, au caractère principalement scientifique, académique, artistique ou sportif, et de les récompenser au moyen de prix ou de bourses d’étude, en excluant toute forme d’appât du gain, et sans prise en compte des convictions politiques, syndicales, philosophiques ou confessionnelles. Le Fonds Baillet Latour est actif principalement dans les domaines suivants : la recherche médicale, le patrimoine culturel belge, la formation universitaire et l’Olympisme.